Euro 2016 : Strasbourg retire sa candidature
Dans un courrier au président de la FFF, Fernand Duchaussoy, Roland Ries et Jacques Bigot déplorent de n'avoir reçu "aucune réponse officielle" à leur demande d'aide.
Ils rappellent que "la récente descente du Racing Club de Strasbourg en National modifie substantiellement le modèle économique sur lequel a été bâti le projet de reconstruction du stade de la Meinau. Le RCS ne peut être ni un partenaire financier de ce projet, ni participer en payant un loyer, au moins à court terme".
"En tant que responsables d'une collectivité, et au même titre que l'Etat, nous restons très attentifs à la maîtrise des dépenses publiques", écrivent-ils : "Nous ne voulons pas nous engager à n'importe quel prix et sans visibilité quant à la charge nette qui pèsera en dernier ressort sur la ville et la communauté urbaine".
La ville de Strasbourg avait déjà fait l'impasse sur l'organisation du Mondial 1998. Son retrait devrait faire les affaires de Nancy, désormais seule ville candidate dans l'Est de la France.
A Strasbourg, l'opposition municipale tire à boulets rouges sur Roland Ries et Jacques Bigot. Moins sur le fond, qui faisait débat, que sur la forme, très sévèrement critiquée. "Un simple communiqué de presse leur aura donc suffi pour enterrer une candidature si importante pour Strasbourg et sa région. Pourquoi ne pas avoir réalisé cette annonce dès le mois de juin, lors des derniers conseils ? Pourquoi ne pas avoir attendu la rentrée pour organiser un débat démocratique qui aurait pu être organisé par exemple en conseil de CUS, afin de débattre de cette candidature?", relève ainsi le président du groupe UMP, Nouveau Centre et apparentés, Robert Grossmann.
"Bien entendu, leur sens des responsabilités, leur courage bien connu, les ont conduit à attendre le cœur de l’été pour annoncer une décision arrêtée il y a bien longtemps. Il n’y a pour s’en convaincre qu’à se référer au peu d’enthousiasme dont étaient empreint leurs dernières prises de position ou à considérer les instructions qui avaient donné aux services de cesser de travailler sur le projet de rénovation du stade la Meinau", accuse encore Pascal Mangin, pour le groupe UMP, Gauche moderne et indépendants.
T.C.

Voilà enfin des élus qui prennent une bien belle responsabilité, cohérente avec les résultats élogieux de nos chers professionnels du ballon rond. Car demander aux contribuables locaux de financer 130 millions d'euros pour la gloire (et surtout le chiffre d'affaires des quidams qui gravitent autour de ce genre de manifestation)des "costume-cravate", çà commence à bien faire...
Rédigé par : Mibert | 29/07/2010 à 21:17
Strasbourg est une ville sans ambitions, sans future apparent.
Tout est sujet à polémique aucune vision de la place de cette ville en Europe n'est définie.
Cette reculade n'est pas surprenante tant l'absence de leader en Alsace est criante, à part des fort en gueule il n'y a rien, aucune vision à moyen terme.
Une fois le parlement européen perdu la ville redeviendra définitivement cette petite bourgade de l'est qui sans les investissements allemands entre 1870 et 1918 ne serait qu'un petit bourg... de province.
Dans l'est le poids lourd maitenant c'est Metz, qu'on se le dise et répète.
Adieu Strasbourg dort bien... et têche de ne pas te réveiller ce sera dur pour toi.
Rédigé par : benoit | 29/07/2010 à 22:43
@benoit :
Je ne suis pas alsacien mais parisien d'adoption et originaire du sud de la France.
Et s'il y a bien une ou deux villes en France où j'accepterai d'être muté, Strasbourg en fait partie (et je suis loin d'être le seul).
Alors mon cher Benoit, continuez donc votre méthode Coué avec Metz, on compatit...
Rédigé par : Ben7 | 30/07/2010 à 08:36
Enfin une ville qui a le courage et qui a pris conscience que les dépenses pour le foot n'étaient en rien justifiées .
Rédigé par : eugene | 30/07/2010 à 08:42
si être ambitieux se résume à des dépenses colossales dans un stade de football, si les messeins sont prêts à payer des fortunes pour des footballeurs et un stade grand bien leur fasse, Metz est la plus grande ville du monde qu'on se le dise et répète.... un grand bravo pour cette décision qui remet enfin à sa juste place ce sport, l'argent économisé trouvera sans aucun doute une utilisation plus intelligente, ce ne sera guère difficile
Rédigé par : bentiensvoyons | 30/07/2010 à 10:01
Haha, Metz le poids lourd de l'Est, bonne blague.
C'est une très bonne chose d'avoir abandonné ce projet de rénovation du stade. Strasbourg a beaucoup plus à gagner en investissant dans la rénovation du PMC, ce qui renforcerait son statut de ville de congrès. Enfin, ce n'est qu'un exemple et les "bons" investissements ne manquent pas !
Rédigé par : Karoshi | 30/07/2010 à 11:23
Metz, poid lourd ? je ris, je ris...
Rédigé par : jl | 30/07/2010 à 12:29