Richert veut bien servir de "référence" à l'UMP
Pour lui, le résultat obtenu dimanche soir est "encourageant" : "On voit bien qu'on a la possibilité de faire un score important au deuxième tour". Selon son calcul, ses réserves de voix sont à peu près les mêmes que celles de la gauche, désormais incarnée par l'alliance PS-Europe Ecologie qui est mathématiquement presque à sa hauteur.
Philippe Richert pense pouvoir rallier une partie des voix d'électeurs d'Alsace d'Abord, des centristes du Modem et du centre droit de Patrick Striby, ainsi que des écologistes. "Je ne suis pas certains qu'ils soient obligés d'aller vers la gauche", glisse-t-il, espérant "2 à 3% de déperdition" consécutivement à la fusion de ses adversaires.
Mais la "vraie réserve" pour sa liste, selon lui, ce sont les abstentionnistes, "les gens qui ont voulu lancer un avertissement ou qui ont traîné des pieds pour aller voter". Richert estime en effet qu'il a réussi ses meilleurs scores là où il y a eu le plus de votants. Cela est vrai dans plusieurs cantons de la partie nord du Bas-Rhin (Marmoutier, La Petite-Pierre, Drulingen, Hochfelden ont donné une large avance à sa liste avec un taux de participation plus élevé que la moyenne régionale). Mais il s'agit de secteurs traditionnellement favorables à l'UMP au sein desquels les militants du parti ont fortement mobilisé les électeurs avant le premier tour. Pas sûr que la performance soit facilement transposable ailleurs, en une semaine.
Selon le politologue Richard Kleinschmager, "le taux d'abstention est relativement bien réparti entre les partis". Il relève également que "les élections marquées par une forte abstention au premier tour sont rarement marquées par un regain de participation au second".
T.C.

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