POLITIQUE - "A l'élection présidentielle de 2007, on avait en Alsace un duel entre Nicolas Sarkozy et François Bayrou", rappelle le politologue Richard Kleinschmager. 36% pour le premier au premier tour, 22% pour le second. Ségolène Royal arrivait troisième, avec 17%. Depuis, le Modem s'effondre : échec aux municipales à Strasbourg en 2008, seulement 9,7% aux européennes de 2009 et moins de 5% aux régionales pour la liste de Yann Wehrling (ex-Vert) et Odile Uhlrich-Mallet (qui s'était désolidarisée de la majorité régionale sortante). "En dépit de têtes de liste qui veulent incarner la jeune génération et une nouvelle façon de faire de la politique, ça ne prend pas. Les batailles successives qui ont agité le mouvement ont sans doute découragé les électeurs",
reprend Richard Kleinschmager.
Les électeurs centristes sont restés à la maison ou se sont dirigés vers d'autres listes : celle du centre droit de Patrick Striby, montée en dernière minute mais qui parvient à 1,6%, celle de l'UMP qui comportait "des centristes indépendants, du Nouveau Centre et de l'UMP", celle de Jacques Bigot (PS) aussi, qui avait attiré à lui quelques personnalités centristes. Le Modem ne pèse plus grand chose, mais ses 23.000 voix ne sont pas négligeables dans la perspective d'un second tour serré. Ceux de ses électeurs qui retourneront aux urnes dimanche "se répartiront sans doute moitié-moitié entre la droite et la gauche", estime Richard Kleinschmager.
T.C.
Les gens détestent les hommes politiques girouettes.Ceux qui changent d'avis comme de chemises.
Quand tu as été ,tu restes ou tu te tires !
Rédigé par : zérozaza | 16/03/2010 à 09:18
Les nombreux soubresauts qui ont agités le MoDem en Alsace ces dernières années ne sont pas seuls responsables de l’échec de la liste aux régionales.
Le Mouvement Démocrate a fait le choix d'imposer la candidature de Yann WEHRLING, ancien secrétaire national des Verts, ce qui a constitué un premier camouflet pour les derniers centristes du MoDem. La tête de liste n’a rien fait une fois adoubée pour rassembler les membres de son parti derrière elle.
Se trompant de cible électorale, le chef de file d’Alsace Démocrate a mené une campagne écologiste, guère de quoi mobiliser l'électorat centriste. Si on y ajoute des actions de campagne "kitsch" de type vente de salades, visite d'igloo... Tout ceci n'est pas sérieux.
Le dernier faux pas a été les liens mis en avant avec les régionalistes de type Unser Land et la manifestation devant l'ancien Landtag.
Sachant que la quasi-totalité des régions ont fait les frais de la déconnexion entre les instances nationales du MoDem et les réalités locales, le score final n’est pas surprenant. L’électorat centriste s’est éparpillé comme jamais en Alsace.
Rédigé par : Arnaud LEHMANN | 16/03/2010 à 12:07
La démocratie s'effondre! Avec 55% d'abstention le score comptant ce chiffre ramène les "vainqueurs de ce premier tour à 12% et 11% le fn à 3% c'est dire que nos régions vont être gouvernées par des gens légitimés par un vote! Je ne jette pas l'opprobre sur les régionales on pourrait parler de la même manière pour les autres élections. Moi ça me mine profondément. La révolution individualiste néo-libérale face à notre période social et politique en crise me file la chaire de poule. Alors qu'il y a tant de chose et de personnes à sauver des politiques actuelles! Y en a pour qui un LePen, ou une Duflot c'est pareil! L'instruction civique bat de l'aile!!!
Rédigé par : braks | 17/03/2010 à 00:06