Fillon conclut la campagne UMP en Alsace
Fillon fait une heure de discours. Une flèche lancée à Martine Aubry, un plaidoyer pour la politique du gouvernement et de Nicolas Sarkozy, une dénonciation des "alliances de circonstances" entre les partis de gauche qui "débouchent toujours sur l'immobilisme" et un appel à "l'unité" entre Etat et régions plutôt qu'aux "contrepouvoirs". "Continuez votre marche en avant, et alors vous serez suivis par tous les Alsaciens et la victoire sera au bout du chemin !", lance-t-il à l'assemblée pour conclure la campagne.
Philippe Richert, lui, décline les "trois défis" qu'il souhaite relever pour l'Alsace : celui de l'emploi qui passe par "l'accessibilité" (TGV, aéroports), celui du développement durable et celui du rayonnement de la région, qu'il rêve en "Silicon Valley" transfrontalière au sein de la région du Rhin supérieur. Il évoque "les anciens terriers de grand hamster" qui bloquent un projet d'investissement industriel, vante "les surfaces agricoles qui représentent un potentiel extraordinaire pour les générations d'aujourd'hui et de demain", mais se garde de la moindre allusion au grand contournement ouest de Strasbourg. Il essaie d'attirer à lui une frange de l'électorat d'Europe Ecologie. Sa liste est pour la protection de l'environnement et des espèces, dit-il, "mais de là à faire davantage attention à une plante ou à un papillon qu'à l'homme, il y a un pas que je ne veux pas franchir".
Richert souligne que l'Alsace est une région comme les autres en France, mais ce n'est pas n'importe quelle région". Il saura dimanche soir si elle conserve l'un de ses particularismes, cette teinte bleue à droite d'une carte de France qui s'annonce très majoritairement rose.

Définitivement rien d'autre à faire, ce premier ministre ?
Vivement la fin de cette campagne, que les résultats soient connus et qu'on arrête de spéculer, diffamer, bref faire de la politique politicienne à 2 balles.
La droite gouvernementale ment et ne sait plus comment rattraper le coup du "plus c'est gros plus ça passe", car ça passe de moins en moins.
Rédigé par : k_t_p_c | 19/03/2010 à 10:33
"Fillon fait une heure de discours" : ha bon, c'est lui la tête de liste UMP en Alsace ? Il faut le dire aux électeurs, ils ont cru que c'était Richert. On leur a menti.
"Fillon fait une heure de discours" : chapeau aux militants UMP présents (et au journaliste de Libé), je ne sais pas si j'aurais eu le courage de supporter ça.
Rédigé par : Amaury Charvy | 19/03/2010 à 10:34
curieux de prétendre que ce scrutin n'est en rien national mais uniquement local et ensuite de déléguer ni plus ni moins que le premier ministre pour raccoler les voix du fn et du modem. enfin, messire sarko n'en est plus à une contradiction près.
Rédigé par : didier favreau | 19/03/2010 à 18:11