EN BREF

  • 20.000.000 C'est le nombre de véhicules produits dans l'histoire de l'usine de Sochaux du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën. Mardi 7 décembre, le 20 millionième véhicule est sorti des chaînes. Il s'agit d'une Peugeot 5008, offerte à un orphelinat d'Haïti où elle servira de taxi pour les transports scolaires.
  • 3,94 - Un chauffeur routier allemand qui roulait avec près de 3,94 grammes d'alcool dans le sang et avait percuté avec son poids lourd un véhicule de gendarmes, blessant deux militaires, a été condamné à Colmar, lundi 5 juillet, à six mois de prison dont cinq avec sursis. Il avait bu de la vodka.
  • FAX - Un suspect, mis en examen pour tentative de meurtre et braquage dans les Vosges et déjà condamné à deux reprises pour des braquages, a été remis en liberté vendredi 14 mai en raison d’un impair procédural d’un juge des libertés et de la détention d’Epinal. Ce dernier a oublié de faxer sa saisine à la chambre de l'instruction pour prolonger la détention provisoire à titre exceptionnel. Le suspect était incarcéré depuis janvier 2007, dans l'attente de son jugement.

02/01/2010

Poursuites et plainte croisées à Sarreguemines

SOCIETE - Jean-Claude Garnier est dans de sales draps. Lundi, cet habitant de Saint-Avold âgé de 55 ans est convoqué au tribunal correctionnel de Sarreguemines, en Moselle. On lui reproche d'avoir procuré à son fils, René, "tout moyen de se soustraire à la garde à laquelle il était soumis". En clair, d'avoir tenté de le libérer alors que le jeune homme était placé en garde à vue. Des faits graves, qu'il conteste avec véhémence. De son côté, il a déposé une plainte pour violences, dénonçant les conditions de son interpellation.

L'affaire remonte au printemps 2009. Un soir, vers 23 heures, René, mineur de 17 ans à ce moment, est arrêté à proximité du domicile familial. "Il se promenait avec des copains et les policiers ont trouvé qu'ils avaient un comportement suspect. Ils les ont interpellés, ont fouillé des buissons à proximité, ont trouvé un morceau de cannabis de 27,5 grammes et ils l'ont attribué à Garnier, disant qu'ils l'avaient vu le jeter", raconte Me Stéphanie Gérard, l'avocate de la famille.
René Garnier est placé en garde à vue au commissariat de Freyming-Merlebach. Pendant ce temps, le père s'inquiète pour son fils mineur. Il le cherche et appelle des hôpitaux. Cela dure toute la nuit. Au matin, il parvient à le localiser grâce à une information fournie par le bâtonnier de l'ordre des avocats. Jean-Claude Garnier se rend alors au commissariat de Freyming-Merlebach.
A l'accueil, il se dit convaincu de l'innocence de son fils. "Je voulais parler au procureur ou au juge des enfants. J'ai dit que que je ne bougerais pas de là tant que je n'aurais pas vu mon fils", raconte-t-il : "Et puis je l'ai vu qui descendait des escaliers avec des policiers, de l'autre côté d'une porte battante". C'est là que les choses dérapent : "Je me suis dirigé vers cette porte, j'ai fait trois pas. Un policier m'a attrapé par derrière, par le cou, et m'a mis à terre". Ensuite viennent "des insultes, des coups de pied et des coups de poing", accuse Jean-Claude Garnier : "Il y avait de la haine chez eux".
Il ne ressort du commissariat qu'à 22 heures et se dirige immédiatement vers un centre hospitalier, où le médecin lui délivre deux jours d'ITT. L'incapacité est portée à 45 jours par le médecin traitant, Jean-Claude Garnier se plaignant de "douleurs à l'oreille".
Les suites judiciaires ? René Garnier, le fils, a été jugé pour détention de stupéfiants et relaxé. "Le ministère public s'était prononcé pour la relaxe", observe Me Stéphanie Gérard. Jean-Claude, le père, est poursuivi en correctionnelle. Trois policiers l'accusent d'avoir repoussé l'un d'entre eux avec son bras et d'avoir tiré son fils à lui en le saisissant par les épaules. On lui reproche également d'avoir refusé de se prêter aux prises d'empreintes digitales. Son procès a déjà été reporté une fois et son avocate espère obtenir un nouveau report. Car Jean-Claude Garnier a déposé plainte de son côté contre les policiers qu'il accuse de violences. Une première fois, l'affaire a été classée sans suite par le parquet. L'avocate a alors déposée plainte auprès du doyen des juges d'instrction, et l'enquête est en cours.
T.C.

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