Ligue 2 : Strasbourg a perdu ses illusions
FOOT - Relégable depuis dix journées, dernier et détenteur de la plus mauvaise défense de la L2 (20 buts encaissés), le RC Strasbourg semble avoir perdu ses illusions d'une remontée rapide en L1, avant de recevoir Istres ce soir à la Meinau. Rien ne va plus dans un Racing qui s'est déjà séparé de son
entraîneur, avec le licenciement de Gilbert Gress, et de son président,
avec la démission de Léonard Specht. Tout autant que les défaites dans
le derby à Metz (1-0) et à domicile contre Tours (0-1), c'est la manière qui a effacé les ultimes espoirs.
La venue d'Istres, qui a précipité Strasbourg dans la spirale
de l'échec en s'imposant au premier tour de la Coupe de la Ligue (6-1),
risque donc de ne pas changer grand chose. Même si cette rencontre a
été qualifiée d'essentielle pour ne pas dire décisive pour...
l'entraîneur Pascal Janin, ex-adjoint de Gress.
Une série de quatre matches sans défaite avait pourtant laissé
penser à un possible renouveau. Mais le vent a vite cessé de souffler.
Et le discours a évolué. "Il faut être convaincu qu’une descente ça
n’arrive pas qu’aux autres. Il faut que cette peur soit un moteur pour
l’équipe", souligne le président Philippe Ginestet, qui avait confié la présidence à Specht avant de reprendre la barre.
En cas de nouvel échec, Janin risque de le payer très cher.
Interrogé sur les moyens dont dispose le club pour se séparer de son
technicien, le président affirme qu'il n'a "pas de problème de ce
côté-là" : "Au 30 juin 2009, le Racing a présenté un bénéfice de 513.000
euros".
Encore faudrait-il trouver un successeur. Aussi, malgré les menaces
qui pèsent sur Janin, le club alsacien réfléchit à l'arrivée du joker
que le technicien réclame. Il devrait s'agir d'un attaquant de L1
capable de jouer à droite comme dans l’axe et en quête de temps de jeu.
"Nous nous sommes réunis pour regarder les possibilités et allons
tout faire pour répondre à sa requête", assure Philippe Ginestet. Son
frère Pierre, chargé du recrutement, n'y croit pas vraiment, en raison des "effectifs restreints et des prochains départs à la Coupe
d’Afrique des nations", cet hiver.
Malgré la tourmente sportive, Philippe Ginestet cherche, lui,
toujours à vendre ses parts dans le capital du club, dont il est l'actionnaire majoritaire depuis près de quatre ans. Selon une source bien informée, deux fonds
de pensions, l’un britannique l’autre allemand, seraient intéressés et
la transaction pourrait avoir lieu d’ici à la fin de l’année autour de
3 millions d’euros.
"Il existe des marques d’intérêts mais je ne peux pas en dire plus",
se contente de répondre Philippe Ginestet, très discret sur les négociations
en coulisses dont l'aboutissement est certainement suspendu aux
résultats de l'équipe. Le Racing vaut plus en L2 qu'en National...
AFP



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