EN BREF

  • PERPETUITE - Un homme de 41 ans accusé d’avoir tué son fils de 4 mois en frappant sa tête contre un mur "parce qu'il pleurait trop fort", a été condamné vendredi 29 janvier à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 22 ans, par la cour d'assises des Vosges. La peine est conforme aux réquisitions de l'avocat général.
  • ECHO - L'association Echo de proches et rescapés du crash du mont Sainte-Odile a annoncé dimanche 17 janvier un pourvoi en cassation contre la décision de la cour d'appel de Colmar, qui l'a déboutée de son action contre l'Etat. L'association lui reproche la longueur excessive de l'instruction.
  • -9,6 % - C'est, en pourcentage, la baisse de trafic passagers enregistrée pour l'année 2009 à l'EuroAirport de Bâle-Mulhouse, qui a drainé 3,58 millions de passagers. Causes avancées : la conjoncture économique et la concurrence du TGV-Est sur les liaisons entre Paris et le sud de l'Alsace. La direction table sur une croissance de trafic d’environ 5% en 2010, EasyJet (1,6 million de passagers) devant accroître ses capacités sur place. A Strasbourg, le trafic a atteint 1,1 million de passagers, soit une baisse de 16,6% sur un an.
  • RELAXE - Jean-Claude Garnier, dont LibéStrasbourg évoquait l'affaire dans un article du 2 janvier, a été relaxé pour les faits les plus graves qui lui étaient reprochés et a écopé d'une amende de 300 euros pour avoir refusé de donner ses empreintes.

17/11/2009

Affaire Grégory : les gendarmes reprennent l'enquête

SOCIETE - Une cellule, composée de douze enquêteurs de la gendarmerie, a été chargée lundi d’opérer des comparaisons génétiques visant à élucider le meurtre du petit Grégory, selon le site lefigaro.fr. Le juge d’instruction Jean-François Pontonnier, de la cour d'appel de Dijon, a officiellement saisi lundi la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) d’une «commission rogatoire technique» afin d’exploiter les résultats des expertises ADN remis fin octobre par le laboratoire Biomnis.

La cellule, composée de douze militaires, sera chargée de «vérifier que les traces ADN récemment mises au jour sur plusieurs scellés ne correspondent pas à des contaminations accidentelles imputables aux divers magistrats, greffiers et enquêteurs qui ont eu à les manipuler tout au long de la procédure», précise lefigaro.fr. Outre un directeur d’enquête et des spécialistes en analyse criminelle, la cellule regroupera plusieurs «coordinateurs de la criminalistique», chargés de gérer l’ensemble des opérations techniques, ajoute le site internet.
Grégory Villemin, 4 ans, avait été retrouvé mort le 16 octobre 1984, pieds et poings liés, dans la Vologne, une rivière des Vosges. Le lendemain du meurtre, les parents avaient reçu une lettre anonyme: «Ton fils est mort. Je me suis vengé».
Mis en cause par sa belle-soeur Murielle Bolle en novembre 1984, Bernard Laroche, cousin de Jean-Marie Villemin, père de l’enfant, avait été inculpé d’assassinat, écroué puis remis en liberté en février 1985. Il avait été abattu d’un coup de carabine par Jean-Marie Villemin peu après.
En juillet 1985, c’était au tour de la mère de l’enfant, Christine Villemin, d’être inculpée de l’assassinat de son fils. Ecrouée puis remise en liberté sous contrôle judiciaire quelques jours plus tard, elle avait bénéficié d’un non-lieu en février 1993.

Traces et mélanges

Le mois dernier, le laboratoire Biomnis avait transmis à la justice des résultats d'analyses génétiques effectuées sur quelques uns des scellés rassemblés au cours de l'enquête. Les experts avaient retrouvé "des mélanges de plusieurs ADN masculin et féminin" sur une "lettre de menaces" du corbeau adressée au grand-père de Grégory en juillet 1985, neuf mois après l'assassinat. Parmi ces mélanges, deux traces génétiques permettent une identification, par comparaison avec un prélèvement. L'une correspond à une femme. Elle a été retrouvée sur le timbre associé à l'enveloppe. Sur la lettre, un autre ADN, de type masculin cette fois, a été isolé.
D'autres traces d'ADN, des "mélanges", ont été mises en évidence sur "certaines des cordelettes" qui liaient les pieds et les poings de l'enfant. Celles-ci ne permettent pas d'établir à coup sûr un "profil" génétique, mais elles seraient suffisantes pour effectuer des comparaisons.
Aucune trace génétique des parents de Grégory n'a été découverte lors de ces examens.

Prudence

En limitant dans un premier temps les comparaisons génétiques aux seuls professionnels qui sont intervenus dans l'enquête, le juge d'instruction et les gendarmes avancent avec prudence et évitent l'emballement : cela leur permettra de vérifier l'hypothèse d'une contamination accidentelle des scellés avant d'orienter éventuellement les investigations vers d'autres protagonistes de cette affaire.
Marie-Ange Laroche, la veuve de Bernard, ne s'oppose pas à l'exhumation du corps de son mari. Mais elle souhaite se constituer partie civile dans le cadre de l'instruction rouverte à Dijon. Son avocat, Me Gérard Welzer, estime qu'il faut relancer complètement l'enquête, sans se limiter aux seules analyses ADN. Il voudrait par exemple une nouvelle expertise de la bande audio sur laquelle ont été enregistrés des appels du corbeau.
AFP et T.C.

Commentaires

Si mes souvenirs sont bons ces "militaires" ayant un pouvoir de police ont déjà sévis sans grande efficacité dans cette affaire. J'espère que les militaires scientifiques feront mieux que leurs prédécesseurs.

Vos souvenirs sont exacts tout en semblant occulter une partie des longues investigations réalisées, par des ''civils'' ayant un pouvoir de police, sans plus d'efficacité !
On pourrait en déduire que l'habit porté ne prédispose pas à la réussite d'une affaire ... surtout.
Cela peut apparaître d'autant plus vrai au regard du contexte et du rôle tenu par le magistrat instructeur.

On devrait plutôt mettre en cause gendarmes et juge d'instruction de l'époque qui ont succombé aux pressions de la presse à scandale avec en corollaire une enquête bâclée, des mises en détention provisoire et des remises en liberté quasi immédiate, et un décés de plus, celui de Bernard Laroche. Aujourd'hui, la justice sollicite la science pour remèdier à ses erreurs d'antan, aux frais du contribuable, bien sûr !

Oui, il faut les retrouver...Le crime d'un enfant innocent ne peux pas rester inpuni...

Et si, cette fois si, on laissait les flics faire leur boulot tranquillement plutot que de les soummettre à la pression de pisse-copies ??
En v'la une idée qu'elle est bonne !!

Par exemple, qu'apporte ce "papier" de nouveau, puisqu'on sait depuis la dernière expertise ADN que l'enquete va etre reprise ?? Ahhhh la DGGN est saisie "officiellement" !!! la belle affaire !!!

On ne va pas refaire l'historique de l'affaire !
Mais grâce à l'ADN, la police scientifique va pouvoir faire avancer les choses et ensuite nous y verrons plus clair sans pression des médias.

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