Affaire Grégory : l'avocat de la famille Laroche va "prendre des initiatives"
SOCIETE - La découverte des traces ADN d'un homme et d'une femme non identifiés sur un courrier du corbeau pourrait relancer l'affaire Grégory, vingt-cinq après l'assassinat du petit garçon retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges). A Epinal, Me Gérard Welzer, l'avocat de Marie-Ange Laroche, accueille ce possible rebondissement avec prudence, faisant part de "sentiments contradictoires" : l'inquiétude que "la machine à dérapages soit remise en route" d'une part, l'espoir que l'enquête soit "totalement rouverte" de l'autre.
Pour lui, il ne faut pas se contenter de la piste ADN. "Nous n'avons peur de rien", affirme-t-il : "Il faut se donner les moyens dans cette affaire. S'il y a effectivement des traces ADN, faisons d'autres expertises complémentaires. Mais analysons aussi la cassette des enregistrements du corbeau pour identifier la voix. Là aussi, les techniques le permettent aujourd'hui. Si on décide d'instruire, allons au bout des choses !".
A ce stade, lui et ses clients, la veuve et les enfants de Bernard Laroche, n'ont toutefois pas de prise sur l'orientation qui sera donnée au dossier par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon. "Juridiquement, nous n'avons pas les moyens pour l'instant de faire des demandes d'actes", explique-t-il : "Mais nous ne voulons pas rester les bras croisés. Nous allons prendre des initiatives dans les prochains jours pour pouvoir être présents juridiquement, car nous ne voulons pas d'une instruction partielle ou partiale".
T.C.

C'est une bonne chose que l'on ne laisse pas une telle perversité impunie, ne serait-ce que pour l'exemple. Le vieil adage "le crime ne pais pas" doit rester d'actualité à une époque où la criminalité fleurit joyeusement.
Rédigé par : Euqsabal | 22/10/2009 à 15:39
Mais si le président de la chambre de l’instruction de Dijon, Jean-François Pontonnier, décide, comme c’est probable, de rouvrir l’enquête judiciaire, policiers ou gendarmes qui partiront une nouvelle fois à la chasse au corbeau de la Vologne n’auront pas la tâche facile. Ces ADN seront d’abord passés au Fichier national des empreintes génétiques. Ensuite, il leur faudra identifier tous les acteurs du dossier, et la chose n’est pas simple. Ils devront ainsi faire un tri particulièrement délicat entre les suspects, les enquêteurs, les greffiers, les magistrats et d’autres qui ont manipulé les scellés à une époque où l’identification d’un individu grâce à son ADN n’existait pas. Enfin, s’ils identifient les corbeaux, les enquêteurs n’auront pas obligatoirement trouvé les assassins de Grégory. Même si on peut penser qu’ils ont avec lui une forte proximité
Rédigé par : delphine | 24/10/2009 à 18:06