La Lorraine aux urnes contre la privatisation de la Poste
POLITIQUE - Le comité national contre la privatisation de la Poste souhaite organiser une consultation populaire sur l'avenir de l'entreprise. Une date a été retenue : le 3 octobre 2009. En Moselle, la consultation est en route depuis longtemps. Elle a débuté fin octobre 2008, à Thionville, sous l'impulsion de Daniel Hay et Gilbert Nucera (PCF), avant d'être reprise par le collectif départemental contre la privatisation de la Poste. Depuis, l'opération "Bureau de Poste - Bureau de Vote" essaime dans toute la Lorraine.
L'idée consiste à transformer ponctuellement les abords du bureau de Poste d'une ville ou d'un village en bureau de vote, explique Gilbert Nucera. La boîte aux lettres du bureau devient donc une urne. A l'appel des organisateurs, les citoyens sont évités à y glisser un bulletin de vote mis à disposition : "Je vote oui à la privatisation de la Poste" ou "Je vote non à la privatisation de la Poste". Les bulletins de vote cartonnés sont ensuite envoyés gratuitement au président de la République, à l'Elysée. Le palais se transforme en "bureau de dépouillement", s'amuse Gilbert Nucera.
A Thionville, l'opération "Bureau de Poste - Bureau de Vote" revendique déjà plus de 2.300 votants. En Moselle, elle a été reprise à Talange, Hayange, Algrange, Nilvange, Fameck, Metz... En Lorraine, elle se répand à Nancy, Verdun, Bar-le-Duc, Saint-Dié. Des "manifs votantes" sont organisées pour faire voter le même jour des localités de moindre importance. Les maires de Metz et de Thionville, Dominique Gros et Bertrand Mertz (PS), ont voté. De même que le député PS de la Moselle Michel Liebgott. Les maires sont également invités à "parrainer" leur bureau de Poste.
"Mais il n'y a pas que les élus ou les syndicats postiers devant nos bureaux de vote", se félicite Gilbert Nucera, invité ce mercredi par le comité national "pour expliquer un peu plus en détail comment ça fonctionne" : "A Nilvange, par exemple, ce sont les cheminots avec leurs banderoles et drapeaux qui ont créé, ouvert et tenu leur bureau. A Moyeuvre-Grande, c'est un comité improvisé qui a lancé l'action. Nous faisons des bureaux de Poste une tribune libre qui apporte sa pierre à la défense du service public de la Poste, et ceci au-delà d'une simple appartenance à un parti politique ou à un syndicat. C'est la gauche unie devant les bureaux de Poste".
T.C.

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