La brasserie Fischer cesse sa production dans trois mois
Actualisé à 14h15
ECO-TERRE - A la fin de l'été, Schiltigheim, la "Cité des brasseurs", au nord de Strasbourg, ne comptera plus qu'une seule brasserie en activité. Heineken France, propriétaire de la brasserie Fischer (600.000 hectolitres brassés en 2008), prévoit en effet un arrêt de la production sur ce site en septembre et une fermeture définitive en décembre. D'ici la fin de l'année, certaines des machines de la brasserie Fischer seront transférées vers la brasserie de l'Espérance, à deux pas de là.
Le plan de restructuration d'Heineken, dévoilé en 2008, conduira à 114 suppressions d'emplois, alors que le chiffre de 126 avait été initialement annoncé. A partir de 2010, la production sera concentrée sur la brasserie de l'Espérance, la seule subsistante à Schiltigheim, avec 188 ouvriers et une capacité annuelle de 1,8 millions d'hectolitres de bières Heineken, Fischer et Desperados. Un plan de modernisation du site prévoit 30 millions d'euros d'investissements en trois ans. L'entreprise, devenue en 2008 le premier brasseur français par son chiffre d'affaires (914 millions d'euros), affiche sa "confiance" pour le reclassement des salariés licenciés, dont 30 % n'ont pas de solution à ce jour. Ils continueront à être suivis pendant 12 à 18 mois après leur licenciement. "Ce pourcentage de 70% (de salariés reclassés) est obtenu grâce à l’amalgame entre solutions réellement trouvées, solutions potentiellement envisageables et d’autres combines statistiques", s'insurge l'intersyndicale CGT-CFDT, qui évoque "30 prétendues cessations d’activités qui en définitive concernent les salariés de plus de 53 ans qu’on pousse gentiment vers le chômage définitif jusqu’à l’âge de la retraite".
La fermeture de la brasserie Fischer fait suite à celles de des brasseries Perle, Adelshoffen et Schutzenberger. L'avenir du site, qui occupe 4 hectares à l'entrée sud de la ville, est encore incertain. "Notre ambition, c'est que Fischer ne soit pas une nouvelle friche industrielle à Schiltigheim", affirme Pascal Sabrié, vice-président de Heineken Entreprise, qui regroupe les activités de brassage de Heineken France : "Il y a tout un tas d'hypothèses qui sont avancées, mais cela nécessite encore des discussions avec la ville et la communauté urbaine. Il n'y a pas de projet identifié à cette heure".
T.C.

Je comprend pas, autours de moi les gens n ont jamais bu autant de bière.
Rédigé par : Fennec | 26/06/2009 à 09:00
Heineken rachète les brasseries, les laisse tourner quelques années, les ferme et ne conserve plus que les marques, qui se retrouvent toutes sorties de la même usine.
Salut Fischer, salut Adelshoffen !
A noter, en complément de votre article, un "petit poucet" de la bière, récemment monté à Schilig : la brasserie Storig et notamment leur JBK !
Rédigé par : Simon | 26/06/2009 à 09:58
Et évidemment, aucune analyse de fond : pourquoi cette fermeture? La consommation de bière a t'elle baissée? Si oui, pourquoi les gains de productivité ne permettent ils pas de conserver les emplois?
Plus globalement, la question essentielle est la suivante : pourquoi autant de licenciements et de chomage de nos jours alors que la rentabilité est en hausse constante sur des décennies?
Une réponse personnelle : les actionnaires sont de plus en plus gourmands et avec de moins en moins de conscience sociale. L'Etat doit intervenir rapidement et mettre en place la règle des 3 tiers. Et ensuite interdire aux sociétés bénéficaires de licencier, sauf avec redistribution des bénéfices aux chomeurs qu'elle créée.
Rédigé par : Marc | 26/06/2009 à 11:24
C nul !!!
Rédigé par : Babtou78 | 26/06/2009 à 11:39
@ Fennec
Le problème pour les brasserie c'est d'avoir de l'eau pure à 99,9%. Ce qui n'est pas possible en milieu urbain, cela leur coute trop cher. Ils s'installent au pied des Vosges.
Rédigé par : Buveur de Bière | 26/06/2009 à 11:58
En vla une bonne nouvelle, si ils pouvaient arrêter la kro aussi !
Rédigé par : Amateur de bonne bière | 26/06/2009 à 12:06
@Marc
Avez-vous réfléchi avant d'écrire ?
S'il y a augmentation de la productivité et baisse de la consommation on va ipso facto vers la réduction de personnel. Il s'agit là simplement d'arithmétique primaire.
Rédigé par : Euqsabal | 26/06/2009 à 13:33
J'aimerais bien que Buveur de Bière me cite un seul exemple de brasserie qui se soit délocalisée au pied des Vosges. Tout ce qui reste comme brasseries en Alsace tire son eau de la nappe phréatique qui vaut ce qu'elle vaut.
Marc écrit : " les actionnaires sont de plus en plus gourmands et avec de moins en moins de conscience sociale." En 1900 la brasserie Perle à Schiltigheim distribuait en dividendes un peu plus que la masse salariale.Il reste donc de la marge pour nos actionnaires d'aujourd'hui.
Alors, a quoi est due la crise de la bière ? "Vous avez d'excellentes bières en Alsace, me disait un belge il y a six ans. Malheureusement vous la payez lze double ou le triple de ce qu'elle coûte chez nous."
Des comparaisons avec la Bavière donneraient de résultats similaires. Bières insipides, surévaluées, où vous payez en plus le contenant. L'hydromel a disparu de l'histoire. Peut-être la bière à son tour...
Rédigé par : jpierre | 26/06/2009 à 13:41
Bof la meilleure c'est la Météor....
la seule vraie pils.
Quant au sit Fisher il faut le raser et refaire un POS à Schiltigheim...
Rédigé par : benoit | 26/06/2009 à 14:26
Ils devraient plutôt arrêter la Heineken: une des bières les plus infectes (car insipide) du marché. Et si le plan n'était pas finalement de faire disparaître la concurrence pour ne garder qu'une marque mondiale, standardisée et imbuvable?
Rédigé par : Champigneulles | 26/06/2009 à 15:24
Ah ben non, pas Fischer ! Merde alors.
Rédigé par : nila | 26/06/2009 à 15:54
Bonjour,
Il est trés regretable de voir disparaitre une par une les brassseries alsaciennes établies à Schiltigheim "Cité des Brasseurs", pour ne voir que rester une brasserie multinationale qui s'acharnent à détruire les concurents purement et simplement au nom du profit. Certains pretexteront la loi du marché, la crise économique et la concurrence européenne dans le domaine, on doit y voir avant tout les conséquences sociales et culturelles : sociales car des salariés qui ont travaillé pour la brasseries pendant des années se retrouvent au chômage, culturelles car on assiste à la disparition d'une brasserie emblématique de Strasbourg et de l'Alsace (mondialement connue pour ces bières). Tout comme face à la disparition de la brasserie Schutzenberger, je pose une question : que font les investisseurs régionaux alsaciens (qui seraient capable de reprendre les différentes brasseries), et que fait la Chambre du Commerce et de l'Industrie de Strasbourg pour défendre ces brasseries locales? Pourquoi laisse-t-on disparaitre ces brasseries, symboles regionaux, alors que les entrepreneurs alsaciens pronent toujours la défense du patrimoine, des valeurs et des traditions regionales? On peut se poser des questions lorsque l'on voit la CCI laisser disparaitre les brasseries alsaciennes ou les laisser se faire racheter alors que cette même CCI par exemple investit plusieurs million d'euros par an pour maintenir viable l'aéroport d'Entzheim et ceci au seul profit de la compagnie privée Air France qui ne pense qu'à developper son grand hub parisien CDG, vouant l'aéroport de Strasbourg à la disparition?
Qu'en pensez vous?
Rédigé par : J | 29/06/2009 à 22:15