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Le port de Strasbourg privatise l’activité de transport de passagers

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Dorénavant, les activités de transport de passagers du Port de Strasbourg seront confiées à sa filiale Batorama. Des employés seront transférés et tous les bateaux à passagers également.

Cette année, les responsables du port de Strasbourg ont pris la décision de se défaire de la gestion de ses activités de transport de passagers. La raison est semble-t-il de permettre à ces dernières de se développer davantage. En effet, sous la tutelle de l’administration publique, Batorama n’a pas pu élargir ses activités jusqu’à présent pour manque d’investissement. Sa prise de contrôle totale des activités de transport de passagers va lui permettre de trouver de nouveaux collaborateurs dans le domaine du tourisme.

Une privatisation dans le cadre de la loi Macron

Selon la loi Macron, un établissement public peut mettre son personnel sous statut public à la disposition d’une de ses filiales de droit privé. La privatisation est donc tout à fait légale et 29 agents du port de Strasbourg vont être transférés chez Batorama. Toute la flotte de bateaux à passagers, l’équipement de l’atelier et les pontons d’embarquement vont aussi être confiés à la société privée à partir de 2016. Ce qu’il faut préciser est que le port de Strasbourg peut toujours récupérer son personnel si jamais la filiale choisie rencontre une difficulté économique.

La manutention aussi sera confiée à Rhine Europe Terminals

En addition au transport des passagers, la manutention va aussi être confiée à une autre filiale du port qui s’appelle Rhine Europe Terminals. Le but de cette délégation d’activités est de trouver des collaborateurs auprès des grands opérateurs du Rhin surtout que le Port de Strasbourg pense lancer un nouveau terminal à conteneurs à Lauterbourg. Dans le cadre de cette deuxième privatisation, 81 agents vont être transférés. Cependant, certaines parties de la manutention seront encore prises en charge par le Port, comme les terre-pleins et les six portiques. La raison est semble-t-il que ces équipements sont financés en partie par l’argent public. Les informations sont rapportées par NPI.